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Le triangle infernal de Karpman

Dernière mise à jour : 15 mai 2023

Quand nous vivons des relations difficiles, nous rejouons inconsciemment les mêmes scénarios. La répétition de situations conflictuelles au travail ou à la maison peut générer beaucoup de frustration et de souffrance et parfois amener à la rupture.

Le triangle de Karpman, également connu sous le nom de triangle dramatique, est un modèle psychologique développé par le psychiatre américain Stephen Karpman dans les années 60.

Le triangle de Karpman décrit trois rôles interdépendants qui se répètent dans les relations interpersonnelles et qui peuvent mener au conflit et même à la rupture. Les acteurs ce jeu psychologique alimentent le conflit en alternance, semblant ne pas vouloir trouver d’issue positive à la situation. Chacun retire un intérêt personnel.


Le rôle de la victime

La personne se sent impuissante, vulnérable ou maltraitée. Cette personne peut se plaindre, se sentir désespérée ou s’apitoyer sur son sort. Quand on cherche à l’aider ou à la conseiller, elle répond souvent « oui, mais… »

Ses bénéfices : attirer l’attention et la sympathie, obtenir l’aide d’un Sauveur, ne pas avoir à faire d’efforts.

Côté obscur : fuit ses responsabilités, se complait dans la situation et se maintient dans une posture de dépendance.

Le rôle du persécuteur (ou bourreau)

La personne qui critique, dénigre, attaque ou menace la victime. Cette personne peut être agressive, méchante ou oppressante.

Ses bénéfices : se défouler en libérant ses pulsions, s’imposer, obtenir ce qu’il veut.

Côté obscur : n’écoute que ses propres besoins en niant ceux des autres, utilise la force et l’aggressivité pour se faire respecter en soumettant les autres.


Le rôle du sauveur

La personne qui cherche à aider ou à protéger la victime. Cette personne peut se sentir supérieure, être condescendante ou envahissante. Elle pense avoir toujours raison et a réponse à tout.

Ses bénéfices : montrer une bonne image, obtenir la confiance et la reconnaissance des autres.

Côté obscur : il s’occupe des besoins des autres au lieu des siens, et leur impose ses solutions même quand on ne lui a pas demandé d’aide. Il place alors les autres en incapacité ou les infantilise, entretenant leur dépendance.


Même si nous avons généralement tendance à endosser l’un des rôles plus que les autres selon notre personnalité, il est fréquent que les rôles s’inversent au cours d’un même échange : par exemple Marlène se plaint (victime), Jean lui apporte son aide (sauveur) mais Marlène se sent oppressée par son intervention et l’envoie sur les roses (persécuteur), Jean lui reproche alors cette réaction qu’il trouve injuste (victime), etc…


Se libérer du triangle de Karpman

Nourri par nos blessures et notre ego, ce jeu psychologique alimente les conflits et la souffrance dans nos relations aux autres. Une façon d’en sortir est d’observer nos relations en prenant du recul pour prendre conscience de ce qui se joue de nous à travers les rôles que nous endossons, et d’adopter d’autres schémas de pensées et de comportements plus conscients.

Le triangle de Karpman se révèle alors un outil très utile pour comprendre les dynamiques de pouvoir dans nos relations interpersonnelles et pour sortir de ces schémas de comportement répétitifs.


👉 Découvrez les solutions pour se libérer de ce triangle dramatique et retrouver des relations sereines, que ce soit au travail, dans le couple ou en famille, en lisant l'article Apaiser des Relations Conflictuelles.



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